De la réflexion à la conception

Aujourd’hui, les travaux de recherches ont démontré que le développement de la didactique des langues n’est pas seulement une démarche inclusive mais une prise de conscience de la réalité, compte tenu du fait que dans le monde, environs deux tiers des enfants grandissent dans des milieux bilingues. Leur nombre ne fait qu’augmenter. Par ailleurs, nous assistons dans le monde académique, à une inversion du regard concernant les profils des jeunes actifs sur le marché du travail. Les grandes écoles et les hyper-diplômés n’ont plus le vent en poupe. Cependant, le marché serait plus attiré par le savoir-être pragmatique, flexible et surtout polyglotte, ce dernier correspondant plus à la réalité de la globalisation du marché.

C’est à partir des résultats de ces recherches que les acteurs du domaine de l’éducation doivent repenser leur rapport à la diversité des langues et des cultures.

Nous savons tous que le langage est un processus qui commence dès la naissance et se développe de manière naturelle, c’est une “création spontanée” (M. Montessori) qui se développe lors de différentes périodes pendant les six premières années de l’enfant.

Ce phénomène que Maria MONTESSORI dénomme “l’esprit absorbant” est l’acquisition rapide du langage chez l’enfant de sa naissance jusqu’à l’âge de six ans sans jamais être enseigné. Elle démontre que les enfants (dès la naissance jusqu’à trois ans) perçoivent leur environnement de manière inconsciente. Les enfants de trois à six ans sont capables d’absorber les langues de leur environnement.

C’est la raison pour laquelle la création d’un groupe de jeux proposant un programme riche qui concentre les apprentissages autour du langage est une solution pour les enfants issus des familles francophones, binationales ou francophiles résidant à Berne et dans les environs.

Depuis la fermeture des classes bilingues de la ville de Berne, cette offre s’élargit également aux enfants germanophones pour encourager la diffusion du français précoce.